La bourgeoisie.

Les voyages sont un ramassis de bourgeoisie. Ces gens là n’aiment nullement prendre le large. Mais les explorateurs sont des bourgeois aussi, leur grand large permanent fonctionne de la même manière, ils s’y installent comme dans une maison bourgeoise. Ce qui n’est pas bourgeois n’est pas. Et ce qui n’est pas est typiquement bourgeois. Le progrès est ce cloaque où rumine la bêtise. J’ai entendu parfois le bois des cerfs et le groin des sangliers. J’étais ivre, et je parlais seul, je me désociabilisais, je ne savais pas ce que j’étais, un monstre, un surhumain, un robot sauvage disent certains. J’étais dans la périphérie. J’étais le subalterne et le Seigneur, je grandissais et murissais, j’étais la contemplation des anciens J’étais déréglé, je ne valais rien et j’étais l’or du monde. Je ne demandais rien mais je projetais. J’étais si bien. Je suis resté des heures à ne rien dire à personne, mais je parlais, et je ne fonctionnais pas même à circuit fermé. Certains dirent que je fus élégant.

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